Je n'ait pas de
données de l'espèce, c'est pour quoi je n'ait pas inclus Stentoropsis.
En
outre pour les raisons que je donne plus bas je
considère prématuré d'inclure Heterostentor.
* C'est une espèce européenne, qui a besoin d'une confirmation et qui pourrait être trouvée et redécrite hors de sa localité type dans un lac de la Hongrie.
RÉSUMÉ DE LA
FAMILLE STENTORIDAE
Liste des genres
et ses espèces type (=
généralement à la première espèce
assignée au genre)
Genre Stentor Oken, 1815
Espèce type Stentor
muelleri (Bory de St. Vincent, 1824) Ehremberg, 1831
Genre Maristentor, Lobban et all, 2002
Espèce
type Maristentor dinoferus Lobban
et all. 2002
Incertae
sedis ( genres ou
espèces qui par manque de données adéquates, on ne
sait pas bien ou les placer taxinomiquement)
Dennys Lynn
dans
sa liste taxinomique (jusqu'à genre inclusivement)
considère la situation
douteuse dans la famille des
suivants genres :
Genre Stentoropsis
Dogiel et Bychowsky 1934,
Espèce
type : S barbi Dogiel et Bychowsky 1934
(nous n'avons pas
pu
trouver une description de ce genre et espèce, cité comme
bonne par J. O.
Corliss 1961 et par D. Lynn 2002, si ce n'est sa citation bibliographique,
qui
n'apparaît dans aucun des travaux consultés ni dans aucun des sites spécialisées du
Réseau. Presque sûrement l'article qui
la décrit est rédigé en allemand. En n’ayant pas des données sur cette espèce
nous
n'avons pas pu inclure le genre
dans la clé)
Genre Parastentor
Vuxanovici 1961,
Espèce type P. tentaculatus Vuxanovici
1961,
L’espece a
deux
tentacules latéraux rétractiles et une couverture de cils
plus longues que ceux du corps. Il a été observé par 2 fois,
dans un lac de Hongrie.
Genre Heterostentor, Song
et Wilbert 2002
Espèce
type : Heterostentor
coeruleus Song et Wilbert, 2002
Seulement une
espèce connue, avec pigment bleu intense et observée dans l' Océan Antarctique
Situation
de
Heterostentor
En réalité Heterostentor
ressemble moins à un Stentoridae que Condylostoma
auriculata. Son seul caractère de
Stentoridae est d'avoir
un fond peristomial entouré par une ZAM semblable à celle
de Stentor, sans membrane ondulante, et le
pigment bleu ectodermique. Sa forme est celle d'un ellipsoïde
très élargi avec
une contraction antérieure où se place la ZAM et
sans
pied adhésif. Il
est décrit sans algues symbiotiques, sans cytopharinx ou
cytostome visibles et
son petit fond peristomial ne possède pas de cils à sa
surface. C'est un
protozoaire à vie libre n'adhérant pas jamais au substrat comme le font Stentor, Maristentor, Parastentor
et
sûrement Stentoropsis.
Á mon avis tant de différences justifieraient le
séparer dans une famille différente
qui devrait se dénommer Heterostentoridae
Bien que
j’apporte cette description et son iconographie, je ne l’inclue
pas dans la clé.

|

|
Heterostentor
coeruleus - de Song & Wibert 2002
|
Stentor, Maristentor et Parastentor
ont une forme de cône inverti, un pied adhésif, un
pharynx et
un cytostome définies.
LISTE DES ESPÈCES VALIDES DU GENRE STENTOR
Ordonnées selon la date de sa première description
|
| 01 |
St. polymorphus |
(O. F. Muller, 1773) Ehrenberg, 1838 |
Cosmopolite |
| 02 |
St. niger |
(O.F. Müller, 1773) Ehrenberg 1831 |
Europe |
| 03 |
St. multiformis |
(O. F. Mueller, 1786) Ehrenberg 1838 |
Populations marines? Cosmopolite ? |
| 04 |
St. muelleri |
(Bory St. Vincent, 1824)Ehrenberg, 1838 |
Cosmopolite ** |
| 05 |
St. coeruleus |
Ehrenberg, 1830 |
Cosmopolite ** |
| 06 |
St. roeselii |
Ehrenberg, 1835 |
Cosmopolite ** |
| 07 |
St. igneus |
Ehrenberg, 1838 |
Cosmopolite |
| 08 |
St. barretti |
Barrett 1870 |
Europe |
| 09 |
St. elegans |
Fromentel 1876 |
Europe centrale et orientale ** |
| 10 |
St. amethystinus |
Leidy, 1880 |
Cosmopolite? ** |
| 11 |
St. fuliginosus |
Forbes 1891 |
Cosmopolite? |
| 12 |
St. pyriformis |
Johnson, 1893 |
L'Amérique du Nord et le Mexique |
| 13 |
St. baicalius |
(Swarczewsky 1929) Foissner 1994 |
Lac Baikal |
| 14 |
St. loricatus |
Barry 1950 |
Nouvelle Zélande |
| 15 |
St. introversus |
Tartar, 1958 |
L'Amérique du Nord. |
| 16 |
St. caudatus |
Dragesco 1970 |
Afrique |
| 17 |
St. multimicronucleatus |
Dragesco 1970 |
Afrique tropicale |
| 18 |
St. katashimai |
Kumazawa 1973 |
Japon |
| 19 |
St. tartari |
Narayana Murthy et Kasturi Bai 1974 |
décrite de Bangalore (Inde), et Kenya |
| 20 |
St. araucanus |
Foissner et Wölfl 1994 |
Lacs andins de l'Amérique du Sud australe |
| 21 |
St. cornutus |
Kumazawa, 2002 |
Japon |
|
** Les espèces
signales
par 2 astérisques sont illustrées dans la clé.
CLÉ pour l’identification
|
Abréviations
: Mn -
macronucléus,
Mic. - micronucléus, µ - microns , ZAM Zone
Adorale
de Mambranelles
Pour une
présentation
plus commode, nous utiliserons ici des nombres au lieu de lettres.
1(2) Espèces marines.
Avec aspect en
trompette très élargie, avec un fond peristomial
très vaste et abruptement élargi.
Péristome divisé en deux par une profonde
échancrure, ce qui le fait paraître
bilobé, avec un pigment abondant dans des bandes
corticales et nombreuses zooxanthelles (algues
symbiotiques en
rapport avec les dinoflagelés). Avec de nombreuses cils dispersées
dans le
fond peristomial, vaste ZAM semblable à celle de Stentor
Maristentor
| |
Une espèce avec un macronucléus arrondi, situé près de l'extrémité antérieure |
M. dinoferus Lobban et all, 2002 |
| |
M dinoferus a une longueur de quelques 900 microns. Il n'a été identifié jusqu'à présent que dans l'île de Guam. |
|
|
|
Maristentor
dinoferus - la deuxième photo montre les zooxanthelles
dérivées des dinoflagellates
de Lobban et all
2002
|
| 2(1) Espèces d'eau douce |
3 |
3 (4) avec des tentacules latéraux rétractiles et ciliés |
Parastentor |
| |
une espèce (Hongrie) |
P. tentaculatus Vuxanovichi (1961) |
| |
|
|
4(3)
Péristome circulaire ou
réniforme. Cils du fond péristomial disposés dans
des rangées
régulières qui suivent le contour du péristome.
Corps
couvert de lignes
longitudinales de cils, qui peuvent contenir des stereocils ("poils
sensoriels
rigides")
d’une taille plus grande que les cils, avec des bandes
ectoplasmiques
intermédiaires et avec des granules pigmentées ou non. Sans
tentacule latéral
5
Le genre est connu
par la
plupart des
microscopistes, ce sont les espèces les plus fréquentes, qui ont
normalement une taille
moyenne (de 1 à 1.5 mm) et un forme définie de "trompette"
élargie.
Toutefois les espèces du genre varient assez en taille, et
il existe des formes
coniques, courtes (moins de 200 microns), avec fond peristomial
très large,
ce qui leur donne une forme de cloche inversée. Toutes les formes
en se contractant
adoptent un aspect de poire ou celle d'un ovoïde tronqué
par la
ZAM dans
l'extrémité antérieure. Le nombre de lignes de
cils du
fond peristomial, ainsi
que celles du corps, sont un caractère spécifique
secondaire important.
Quelques espèces de Stentor peuvent
avoir des algues symbiotiques appelées
zoochlorelles.
Après
cette première dichotomie de base les options suivantes exigent
beaucoup
d’espace
pour continuer avec un schéma rigoureux de deux options
seulement.
Ainsi, et
ayant démontré aux débutants le principe des
clés
taxinomiques, je
l’abandonne pour une simple tableau à choix multiples, très
facile a
suivre, pour économiser de l'espace
6
(7) Avec zoochlorelles
| |
a) Noyau vermiforme, pigment bleu. |
araucanus |
| |
b) Noyau moniliforme |
polymorphus |
c) Noyau multiglobulleux
| |
c1) 2 ou 3 Mn, pigment de couleur rouge
(examiner la population avec soin à cause de la probabilité que le sujet soit un rare exemplaire plurinucléés de St. fuliginosus)
|
tartari |
| |
c2) 2 (jusq'a 5) Mn, incolore |
pyriformis |
d) Noyau globulleux
unique
| |
d.1 Pigment pourpre, qui peut apparaître brun ou même noir, par effet des zoochlorelles. Mic. entouré par des granules de pigment |
amethystinus |
| |
|
|
Fig. 10 - Stentor
amethystinum,
exemplaire
anesthésié à l' Iodure de Potassium. Photo de Christian
Colin. La
combinaison du pigment et les zoochlorelles produit la couleur opaque
et foncée.
| |
d.2 Pigment marron ou rougeâtre. Mic. Non entouré par des granules de pigment |
fuliginosus |
| |
|
|
Selon Foissner y Wölfl,
1994. Il
pourrait être un synonyme de amethistinum Dans les deux
espèces la
combinaison des zoochlorelles avec le pigment tend à ternir la
couleur, qui
apparaît presque noire.
7
(6) Sans zoochlorelles
a) Noyau vermiforme
| |
a1) incolore *, lorique gélatineuse |
roeselii |
| |
a2) pigment vert, avec lorique |
loricatus |

|
|
Stentor
roeselii - A gauche un exemplaire typique avec lorique
consolidée. Au centre le macronucléus vermiforme
caractéristique
de l'espèce. A droite un exemplaire avec une lorique lâche,
probablement en construction.
Les trois photos sont de Dominique Voisin
|
| |
b) Noyau nodulaire, fond peristomial bilobé, long et mince fil cytoplasmique le reliant au substratum, avec une lorique |
barretti |
| |
|
|
c) Noyau moniliforme
c1) couleur bleuâtre
| |
c1.1) Avec bourse bucale |
coeruleus |
| |
c1.2) Sans bourse bucale, bord peristomial rétractile |
introversus |
(dans les exemplaires
rétractés d'introversus, le bord peristomial
forme
un gros bourrelet autour du fond peristomial, dissimulant presque
totalement
la ZAM)
|
|
St.
coeruleus - photo par Jean Marie Cavanihac
|
Exemplaire de Montevideo
(1960) dessin personnel avec l'aide d'un oculaire réticulé |
L'image de droite (scannée à partir d'un
original de 22 x 36 cm), n'est pas pour montrer que j'ai trouvé
ce Stentor a Montevideo, mais pour démontrer que la "bourse
bucale"
de Kumazawa (2002) est bien une réalité. Pour mieux
souligner ce fait, j'ajoute un détail agrandi.

|
Les commentaire
manuscrits dissent:
a) vue supérieure du péristome.
b)
couleur
bleuâtre,
c) il n'a pas une gaine gélatineuse |
c2) incolores
c2.1) Sans lorique
c2.11) Sans bourse bucale
| |
30-42 segments dans le Mn. Court et trapu en forme de cloche avec un pied allongé |
caudatus |
| |
7-18 segments dans le Mn, en forme de longue trompette |
cornutus |
| |
|
|
| |
c2.12) Avec bourse bucale; petit et régulièrement conique |
katashimai |
| |
c2.2) Avec lorique, sans bourse, très long et mince, avec de longues soies rigides par groupes réguliers |
muelleri |
| |
|
|
|
|
Une
colonie de St,
prob.
muelleri sur Cladophora
|
Ça
n'est pas une
belle photo, mais on voie les lignes concentriques de cils dans
le fond peristomial
|
| Matériel
fixé au AFA, chaud, coloré avec FastGreen et
monté au
NPM. Cancún, dans un aquarium d'eau saumâtre |
| |
d) Noyau multiglobuleux (4 globules), sans zoochlorelles, bleuâtre |
baicalius |
| |
|
|
e) Noyau globulaire unique
e1) Incolores*
| |
Macronucleus 40-62 u, 52-142 Mic |
multimicronucleatus |
| |
Macronucleus ovale <40 µ |
elegans |
NOTE: * Incolores : ils peuvent être transparents, mais selon leur taille et l'opacité du cytoplasme ils peuvent apparaître jaunâtres, mais leurs granules ectoplasmiques ne sont pas pigmentés.
|
|
Deux
images d'un probable St. elegans dues
a Jean Marie Cavanihac. C'est un espèce très rare. La
deuxième photo montre ce qui parait être une "bourse bucale
", un détail qui n'est pas décrit dans cette
espèce. Toutefois dans l'illustration qu'ils présentent
Foissner et Wolfl 1994, et en dépit de sa petite taille on
distingue une insinuation de la bourse. On doit prêter attention
a ce détail si l'espèce est retrouvée.
|
e2) Colorés
| |
Rouge |
igneus |
| |
Bleue, petite lorique |
multiformis |
| |
Café foncé |
niger |
APPENDICE
Phénomènes
de
reproduction
Stentor est un
cilié et comme tous ceux-ci, il a deux méthodes
différentes de reproduction. L'une
(qui est essentiellement un clonage) consiste en la division
transversale
d'un individu qui , ce faisant, distribue de manière équivalente le contenu
nucléaire entre les deux cellules
filles, sans un phénomène de reduction des chromosomes. Ce
phénomène a été soigneusement
documenté par Christian Colin dans ce
qu'il est apparemment Stentor coeruleus.
L'autre
méthode implique une activité sexuée, et
l'intervention de deux individus
qui, unis par leur extrémité buccale,
détruisent leur macronucléus, et
à travers le pont cytoplasmique établi
échangent les micronucléus qui ont déjà subi
le
processus appelé réduction
chromatique. Posterieurement ils reconstruisent leur macronucleus.
Une
image peu fréquente de ce phénomène a
été fournie par Jean Marie Cavanihac et
reproduite ci-dessous.
Note: je suggère à
ceux qui
trouvent des Stentors et qui veullent utiliser la clé, d'utiliser
la
facilité du "couper coller" pour extraire la clé et la
copier dans un traitement de texte pour une consultation plus facile.
|
REFERENCES
Colin, Christian, 2003: Mon
Stentor-demon
on -line Magazine MicrOscOpies
CORLISS, John
O.,
1961: The Ciliate Protozoa. 310 pgs.
XXII plates. Pergamon Press
FOISSNER
W. &
WÖLFL S., 1994: Revision of the genus Stentor OKEN (Protozoa,
Ciliophora) and description of S. araucanus nov. spec. from South
American lakes. – Journal of
Plankton Research - Vol.16 - pp. 255-289.
KAHL,
A., 1935.- Wimpertiere oder ciliata.
on line: http://ameba.i.hosei.ac.jp/DIB/Kahl/
KUMAZAWA H, 2002.- Notes on the taxonomy of Stentor Oken
(Protozoa, Ciliophora) and a description of a new species.
Journal of Plankton Research - Vol.24 no.1 - pp. 69-75
LOBBAN,
C.S., SCHEFTER, M, SIMPSON, A.G.B.,
POCHON, X., PAWLOWSKI, J., AND FOISSNER, W., 2002 – Maristentor dinoferus n. gen., n. sp., a giant heterotrich ciliate
(Spirotrichea:
Heterotrichida) with zooxanthellae, from coral reefs on Guam, Marian Islands. – Marine Biology, 2002. Vol 140:
pp 411-423
http://www.uog.edu/dns/Maristentor_article.PDF
DENNIS
H. LYNN (in line,
unpublished) June 14, 2002
- Classification of the
Phylum Ciliophora
http://www.uoguelph.ca/~ciliates/classification/genera.html
For
the most recent, published revision by D.H. Lynn see:
LYNN, D.H. AND E.B. SMALL.
1997. A Revised Classification of
the Phylum Ciliophora Doflein, 1901. Rev. Soc. Mex.
Hist. Nat. Vol.47: pp 65-78.
SONG, Weibo
and WILBERT, Norbert. 2002 - Faunistic Studies on Marine Ciliates
from the Antarctic Benthic Area, Including Descriptions of One Epizoic
Form, 6
New Species, and 2 New Genera (Protozoa: Ciliophora) Acta
Protozool. Vol.41: 23 - 61
http://www.nencki.gov.pl/pdf/ap/ap583.pdf
Fauré-Fremiet, Et. 1936 -Condylostoma (Stentor) auriculatus (Gruber) Bull. Soc. Zool. France 61: 511-519
(j'ai pu consulter cet travail par courtoisie de Daniel Nardin)
REMERCIEMENTS
Je
remercie spécialement les docteurs Foissner et Kumazawa, qui ont
rendu possible
cet article en m'envoyant gentiment leurs travaux, et à tous ces
auteurs qui
ont partagé généreusement ses recherches sur le
Réseau. Et surtout à Dominique
Voisin et à Jean
Marie Cavanihac, qui ont permis la libre utilisation de leurs
photographies pour illustrer cet article. C'est en même temps un
Hommage a
Christian, et une reconnaissance a l'important labeur de
recherche et
documentation que les participants aux groupes français
de microscopie ont développé
depuis quelques années
|
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